Lecteur alternatf (flash):
“ J'ai trempé mon seau dans le fond du puits, et puis, et puis, j'ai trempé mes lèvres aussi, et puis, et puis, j'ai trempé mes lèvres aussi. Et ça tombe au goutte-à-goutte, et ça tombe au goutte-à-goutte, et j'ai compté, sur le bout de mes doigts, 1, 2, 3, le bonheur il est, transparent. Et puis, et puis, j'ai trempé mes lèvres aussi. Le lézard, il est parti, parce qu'il faisait trop chaud. Moi, je suis resté, parce j'ai mal aux pieds. Je suis resté mais, j'ai prié, j'ai prié. J'ai prié, j'ai prié pour l'eau. J'ai prié, j'ai prié pour l'eau. Et je peux sentir sur les pierres mouillées, parmi les débris que la pluie a laissés, une envie de rire à l'odeur de la pluie. Oh, c'est pour voir, encore une fois, le soleil traverser tes cheveux longs. C'est pour voir, encore une fois, la caravane dessiner ton horizon. Les violons du désert, je les ai connus. Et le vent qui enterre les villages déchus. Un genou dans la terre, et puis l'autre à nu, et puis, disparu! Ma fille, si j'ai fait ce puits, c'est pour, c'est pour l'orage, c'est pour l'orage, c'est pour l'orage. C'est pour l'orage, l'orage. J'ai construit des châteaux, j'ai construit des empires, mais rien n'est jamais plus beau, que l'air qu'on respire, que l'eau qui coule dans le creux des doigts, de celui qui a soif. C'est pour l'orage, c'est pour l'orage, c'est pour l'orage. C'est pour l'orage, l'orage, et c'est pour toi. Et je peux sentir sur les pierres mouillées, parmi les débris que la pluie a laissés, une envie de rire à l'odeur de la pluie. Oh, c'est pour voir, encore une fois, le soleil traverser tes cheveux longs. C'est pour voir, encore une fois, la caravane dessiner ton horizon. Et tu peux sentir sur mes yeux de vieux souvenirs que la vie a laissés, une envie de vivre à l'odeur de la pluie. Oh, c'est pour voir, encore une fois, le soleil traverser tes cheveux longs. C'est pour voir, encore une fois, la caravane dessiner ton horizon. Je peux sentir sur les pierres mouillées, parmi les débris que la pluie a laissés, une envie de rire à l'odeur de la pluie. C'est pour voir, encore une fois, le soleil traverser tes cheveux longs. C'est pour voir, encore une fois, la caravane dessiner ton horizon. J'ai pas connu plus que ca...”